Je m’écorche chaque jour le cœur tandis que je trie et jette tout ce qui n’aura pas sa place dans le nouvel appartement. Ce matin, ce qui m’a fait pleurer était un sac de voyage tout préparé, avec tes mots croisés, ton crayon, des kleenex et toutes les petites choses que tu aimais avoir sur toi lorsque tu te déplaçais.

Chaque fois, je dois me faire violence, comme si j’arrachais un pansement d’un coup sec, pour jeter les traces de ta vie, ces petites choses qui ne sont rien, qui ne sont plus rien.