Comme c'est difficile d'avoir le coeur en deuil ! Il y a la douleur intrinsèque, le sentiment de perte, la mélancolie qui teinte tout en gris. Plus subtilement, il y a l'impression qu'une personne en deuil dérange et perturbe. J'ai souvent l'impression que les autres attendent de moi que je tourne très vite la page et cesse de leur rappeler ce que tous voudraient oublier : la mort.

Parfois, je regrette l'époque des vêtements de deuil, je regrette qu'il n'y ait plus aucun signe disant aux gens : "Attention fragile!". Or, deux mois après, je suis encore fragile, vraiment...